Coucou, c'est moi, Panda ! Après quelques jours de folie pure (cours, permis, interros et j'en passe :( ), je reviens avec un nouveau texte de malade, daté du 16 mars 2007, c'est-à-dire il y a tout juste un an ! Ce texte-ci est dédié à tous ceux qui doutent d'eux et qui ne voient que leurs défauts, parce qu'il parle de la peur et du doute. Bonne lecture mes petits lecteurs !
J'ai peur de tomber ; pourtant, depuis le temps que je marche en équilibre sur mon fil, funambule, au-dessus de ce gouffre, je devrais me croire invincible. Mais ma vie ne tient qu'à un fil, la moindre erreur de ma part, le moindre faux pas me ferait tomber. Alors malgré mon orgueil inné d'humaine, j'ai peur. Je doute de moi.
Il est très facile de douter de soi : le regard des autres sur nous, notre regard sur eux, notre regard sur nous et les comparaisons. "Il est meilleur que moi" ou "Elle est plus belle que moi" et du coup, on pense souvent "Je ne vaux rien par rapport à lui. On cherche une stabilité, on veut voir nos qualités, on ne veut pas s'enfoncer dans les ténèbres ; ne pas succomber à ces sourires, ces insultes cachées ou franches qui nous font mal. N'empêche, ils ne sont pas fautifs tout seuls.
Notre volonté est garante de notre état moral. Tout et une question de choix : choisissez de les écoutez et vous tomberez du fil car il se brisera sous vos pieds. Choisissez au contraire de les ignorez - même si c'est difficile, ça finit par payer - et le funambule que vous êtes marchera avec plus d'adresse. Ceux dont la volonté de vivre supplante leur douleur et les empêcher de tomber dans le gouffre ; continuez de jouer au funambule, pensez qu'on vous acclame pour votre agilité plutôt qu'on vous blâme pour votre maladresse et vous pourrez défier le gouffre qui n'attend que votre chute pour vous emprisonnez dans ses ténèbres. C'est ainsi que je surpasse ma peur de tomber, j'avance en pensant qu'il vaut mieux rire que pleurer, en sachant qu'au bout de chaque nuit existe un matin et que même si aujourd'hui je suis seule, demain je trouverais des amis qui m'aideront à traverser le précipice. Et leur fil viendra s'enrouler autour du mien pour le renforcer.
La vie est un combat de tous les instants alors battez-vous, chacun à votre manière. Pleurez pour vous soulager, hurlez pour expulser hors de vous toute votre souffrance, cherchez quelqu'un qui sache vous apprécier tel que vous êtes, sans appréhension ni préjugé. Si vous êtes malheureux, trouvez une épaule pour vous soutenir ; si vous avez peur, trouvez des bras pour vous rassurer. Si vous vous trouvez trop gris, trouvez quelqu'un qui vous peindra de mille couleurs châtoyantes. Ne vous forcez pas à trouver vos qualités mais trouvez une personne qui vous apprécie, vous aime et puisque vous aurez de la valeur à ses yeux, vous sentirez votre fil de funambule grossir et devenir plus solide. Seul, on ne peut pas grand-chose ; ce que je sais donner comme joie, je l'offre et la diffuse autour de moi avec plaisir, afin qu'aucun de ceux que j'aime ne tombe. Croyez en vous, croyez en les autres. Et n'oubliez pas : c'est ensemble qu'on est fort, parce qu'on partage tous, des chagrins jusqu'aux joies !!