Pourquoi l'écriture ?

Parce que si on écrit bien, autant ne pas laisser passer sa chance. Parce que si on aime rêvasser et s'imaginer des tonnes d'aventures, alors autant les metttre sur papier et créer son propre univers. Parce que si on a des amis imaginaire, les mettre en scène, c'est les faire vivre . Et parce que le résultat, c'est ça !

Tenten se gratta la tête, fatiguée, et ouvrit le frigo. Elle prit une bouteille de jus de fruit sans trop réfléchir et, se levant, la posa sur la table. Elle ferma la petite porte et noua ses longs cheveux noirs en une queue de cheval. Cela éclaircit son visage et sa jolie peau couleur banane, mettant en valeur ses yeux bridés. Elle sortit deux verres, s'assit et cria en direction de l'escalier : « P'tit déjeuner ! ».
Mme Martin descendit à pas lents, encore endormi, ses cheveux roux en pagaille. Elle tira la chaise au passage et, prenant du café, le versa dans son verre à moitié plein de jus de fruits. S'asseyant, elle l'avala d'un trait pendant que Tenten coupait des tranches de pain tordues. Elle les tartina avec du nutella pendant que mme Martin attendait de les avoir pour ajouter une couche de miel par-dessus. Elles mangèrent avec des yeux mi-clos, les joues marquées par les draps du lit, incapables de se réveiller.

« Mme Martin, j'ai une révélation à vous faire. Dit Tenten après avoir baillé.
- Mmh, tout du moment que c'est toi qui sors les poubelles.
- Je les ai sortis hier soir, on est le matin.
- Hein ? Elle regarda dehors. Ah ! Oui, tiens. C'est quoi ta révélation ?
- On devrait arrêter de regarder des films jusqu'à minuit, ça nous aiderait vachement à nous lever.
- Mais je peux pas dormir sans mon film du soir.
- Moi non plus.
- On est dans la merde.
- Pire que dans la merde. En plus ... Tenten tilta et se réveilla soudain. J'suis en retard en cours !!! Oh non ! M'habiller ! M'habiller ! »

Tenten engloutit sa tartine et remonta l'escalier quatre à quatre d'où elle redescendit à peine quelques secondes plus tard, habillée et coiffée. Elle courut dans toute la cuisine pour boire son verre de café, pendant que mme Martin s'en reversait avec du jus de fruits, l'embrassa, claqua la porte d'entrée et disparut en courant. Se levant paresseusement, mme Martin songea mollement à débarrasser puis décida de retourner se coucher.

Cet extrait sort tout droit d'une nouvelle que j'ai écrite ces vacances : L'homme venu d'ailleurs. Il raconte la rencontre entre une fille qui veut devenir écrivain, Tenten Noburo, et un homme étrange qui se dit venu du futur, Daniel Harrison.

# Posté le dimanche 24 février 2008 13:57

De drôles d'insurgés ...

De drôles d'insurgés ...
J'avais promis de vous parler de mes autres histoires (non, je n'ai pas seulement écris RVI et Ataris) et bien, c'est le moment ! A l'age de quinze ans, j'avais fait le premier jet (très brouillon d'ailleurs) d'une trilogie baptisée : Les insurgés du deuxième millénaire. Voyez le tableau : la crise économique a affaibli l'Amérique et l'Europe prend de l'importance ; les deux continents se frittent et c'est la guerre. Seulement voilà, grâce à une nouvelle bombe qui répand une effroyable épidémie sur le sol américain (God bless America, n'est-ce pas ?), l'Europe l'emporte. Un siège de six personnes est créé pour gouverner la planète avec l'appui de l'Amérique, désormais asservie : le Consortium. Ces six-là ne rigolent pas car ils découvrent que l'Amérique est à l'origine de la création d'une armée de redoutables guerriers, croisés avec un gène extra-terrestre, ces mêmes qui ont massacrés tous les scientifiques de la base permanente lunaire avant de s'établir sur une planète, Elphonia.
Le but du Consortium est simple : éliminer les elphonirs avant qu'ils ne redeviennent une menace. Mais voilà que le professeur Drac se dresse sur leur chemin. Assassiné, il perpétue néanmoins ses idéaux dans Phillipe Hal, dit Cobra, un rebelle endurci et coriace qui sillonne l'espace dans le Hell, son vaisseau fétiche. En chemin, il rencontre deux personnages qui, par la suite, deviendront les héros de la trilogie : Rick Cerbère, un drôle de rebelle et Francis Drac, le fils survivant du professeur. Curieusement, ils ont eux aussi reçu ce gène extra-terrestre et son exploitation leur donne (non, pas des super-pouvoirs, j'aime pas cette appellation à la Superman !) la faculté d'équilibrer leurs forces face au Consortium. Mais les problèmes auxquels ils font face sont nombreux et toujours plus complexe au fil des trois volumes. Pourront-ils libérer la Terre de la dictature et ainsi, sauver les elphonirs ?

En présentation, voici un extrait du premier tome. Francis, sergent, accepte de rallier le Hell pour aider Rick à voler les plans d'une nouvelle arme au Consortium. Ils sont découverts et prennent la fuite. Bonne lecture !

Alors que Lenger s'approchait, l'un des murs du hangar vola brusquement en éclats et l'un d'eux frappa le lieutenant colonel au visage. Un ship biplace s'enfila dans l'ouverture. Rick se jeta hors de sa cachette et, voyant la porte arrière s'ouvrir, se jeta littéralement à l'intérieur. « C'est bon, décolle ! » Francis ne se fit pas prier et, une fois la porte refermée, prit son envol vers le ciel. Trois ships monoplaces se lancèrent aussitôt à sa poursuite. Rick, qui s'asseyait à la place du co-pilote, regarda Francis et dit :

« J'ai cru, un moment, que tu m'avais lâché. Tu en as mis du temps !
- Je t'avais dit que tu déclencherais l'alarme ! Répondit le sergent. Et je me permets de te rappeler que l'entrepôt des ships est à l'autre bout d'une caserne énorme ! Bien sûr que j'ai mis du temps. Tu as les disquettes ?
- Oui.
- Bien. Alors quelle direction je prends ?
- Une fois en orbite, dirige-toi vers la lune. Le Hell est dans la face cachée !
- C'est parti ! »

Rick remarqua soudain les trois poursuivants, juste avant qu'un tir ne les frôle. D'un mouvement habile des mains, Francis vira de bord et évita le second tir. Puis soudain, sans prévenir son co-pilote, il freina d'un coup sec et stoppa l'appareil, ce qui pour effet de laisser les assaillants passer devant eux. Remettant en route les moteurs, Francis les attaqua en tirant avec une précision remarquable. Rick vit l'un des ships exploser, les deux autres manquèrent de se télescoper et attaquèrent de front. D'une main, Francis ouvrit un canal de communication vers le Hell.

« Appelle ton vaisseau ! Maintenant !
- Cobra, ici red dragon ! Je suis dans un ship biplace qui approche de votre position et on a deux ships qui nous collent au cul ! Envoie-nous des renforts en vitresse ! A toi !
- Red dragon, ici Cobra, message reçu, je t'envoie trois jumpers en renforts.
- T'es du genre poli avec ton patron ! Souligna Francis avant de faire un brusque virage pour éviter un tir.
- Et toi t'es du genre casse-cou ! Tu veux nous tuer ou quoi ?
- Combien de temps avant l'arrivée des jumpers ?
- Moins de deux minutes !
- On va pas les avoir !
- Pourquoi tu dis ça ?!
- Une salve a endommagé le bouclier, au prochain coup, on va ... »

Rick regarda le ciel noir. Ayant déjà les jumpers sur l'écran radar, un des deux ships ennemis avait compris qu'ils risquaient de perdre le combat et se refusait à laisser les rebelles obtenir cette information. Il fonçait droit sur le ship de Francis et atteignit les deux canons. Incapable de se défendre, Francis entama une man½uvre de fuite mais une nouvelle attaque surchauffa les circuits et le tableau de bord explosa. Touché au visage, Rick se retrouva aveuglé tandis que Francis, gravement blessé, n'eut pas d'autre choix que d'appuyer sur le bouton d'urgence. Au moment où un jumper surgissait du noir intersidéral pour leur porter assistance, le ship ennemi se crasha contre celui du sergent, provoquant une explosion telle qu'elle rasa les deux modules. Dans la minute suivant cet acte suicide, le dernier ship monoplace fut abattu.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 24 février 2008 14:24

Modifié le mardi 26 février 2008 08:44

Fusion

Fusion
Nouveau ! Voici un texte particulier car non seulement il est très récent ( 25 février 2008 !!) mais en plus, il est tout spécialement dédié à Benoît ! Essayez de faire une plus belle déclaration d'amour les filles !

J'aimerais marcher dans la prairie de tes yeux et goûter à leur profondeur. J'aimerais glisser comme une larme sur tes joues roses et douces. J'aimerais voler un baiser sur tes lèvres et ressentir la chaleur de ce contact fantastique. J'aimerais tes mains sur mon corps qui s'abandonne à tes étreintes, frémissant à tes murmures délivrant à mes oreilles des messages d'amour. Je t'aimerais en moi et que nos corps fusionnent, pris dans un déferlement d'émotion pour qu'ils ne fassent plus qu'un. J'aimerais que le temps nous fige en une statue immortelle et que jamais il ne nous sépare afin que je reste dans tes bras pour l'éternité, reposant dans la sérénité d'un bonheur absolu.

Bisou spécial à mon chéri ! Je t'aimeeeeeeeeeeeeeeee !

# Posté le mardi 26 février 2008 13:03

Le joueur d'espoir

Le joueur d'espoir
Ce texte-ci date du 25 février 2008. Pour que vous puissiez comprendre son thème, il faut savoir que je fais du théâtre au lycée et que j'adore ça. J'ai toujours aimé me fondre dans un personnage, et le jouer en compagnie d'autres fan ! Bien sûr, j'aurais voulu devenir comédienne mais c'est un travail si prenant que j'aurais dû renoncer à avoir une relation fiable avec Benoît et ça, je ne peux pas le faire. Voilà, bonne lecture !

J'aurais voulu ... j'aurais voulu monter sur les planches en laissant derrière moi ce que je suis pour devenir quelqu'un d'autre ; j'aurais voulu être cet autre et jouer, jouer jusqu'à en mourir de plaisir, jouer à être un autre et m'oublier derrière lui, entrer en lui, devenir lui et faire de ses paroles les miennes ; j'aurais voulu, inconnu, te posséder pour que tu me possèdes, de deux devenir un et que le geste répété devienne un geste naturel. J'aurais voulu que nous puissions émerveiller la foule en ouvrant nos bras à la lumière des projecteurs, délivrant des messages d'espoir à travers nos larmes et faire rire, rire, rire jusqu'à mourir de joie, rire pour alléger les tourments de ces yeux émerveillés qui ne verrait que moi. J'aurais voulu écrire, puis jouer, puis être et disparaître, avalée par une nouvelle identité que je ferais mienne. J'aurais voulu être la comédienne et toi le spectateur mais je ne suis que spectatrice et toi celui qui m'émerveille, pleurant pour partager mes peines et riant pour alléger mes tourments. J'aurais voulu être mais je ne serais pas ce que tu es, toi l'inconnu qui rayonne sous les projecteurs, en ce soir qui ilumine mon coeur blessé ...

# Posté le mardi 26 février 2008 13:19

Antagonistes

Ce poème date (encore et toujours) du 25 février 2008 (j'étais très inspirée ce jour-là). Je choisis de ne rien révéler parce que le titre vous éclaire déjà pas mal !

Je vois et tu es aveugle
Je parle et tu te tais
J'existe et tu t'effaces
Je suis et tu n'es pas

J'aime et tu hais
Je possède et tu rejettes
Je souris et tu pleures

Je vis et tu meures

J'entends et tu es sourde
Je ressens et tu es indifférente
Je m'affiche et tu fuis
Je marche et tu recules

Tout nous oppose
Nous ne serons jamais en symbiose
Nous sommes antagonistes
Et nous dansons sur la même piste

Je suis et tu n'es pas
Je vis et tu meurs
Je marche et tu recules
Je suis la foi et toi la solitude

# Posté le mardi 26 février 2008 13:53